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0Au mois de novembre 2005, de nombreux quartiers ont subi des violences urbaines. On compte cependant des blessés dans les rangs des pompiers et autres forces intérieures, et des dégâts importants. En voici le détail:
- 195 policiers nationaux dont 129 de la sécurité publique, 57 C.R.S., 4 de la P.J, 3 de la préfecture de police de Paris et 2 des R.G.,
- 26 pompiers, de Paris et de province
- 6 gendarmes
- 5 policiers municipaux d'Evreux
- 2 conducteurs d'autocar
75 d'entre eux ont été décoré de la médaille d'argent pour actes de courage et de dévouement.
Les victimes physiques des événements ont été l'objet d'actes de violence particulièrement graves. Ils ont été l'objet de jets de pierres,de bouteilles, de boules de pétanques, souvent lancées du haut des immeubles. Ils ont été la cible de plusieurs tirs à balles réelles ou au fusil de chasse. Des véhicules ont foncé sur eux, les renversant, les traînant parfois. Et on ne compte pas les insultes.
A Grigny (91), 10 C.R.S. ont été la cible de tirs de fusil de chasse et ont reçu des plombs. Deux d'entre eux ont été grièvement blessés :
l'un aux jambes et l'autre au cou, ne devant la vie qu'au port de son casque et de son gilet pare-balles.
A Brest (29), un individu a pressé le canon de son arme sur la vitre du véhicule de sécurité publique et ouvert le feu, frôlant le visage de l'adjointe de sécurité assise à bord.
A Evreux (27), des policiers municipaux ont subi les assauts d'individus armés de pioches, de marteaux, de boules de pétanque. C'est une de ces boules qui lancée avec force, a fracturé la mâchoire d'une policière municipale qui a ensuite été rouée de coups. Son collègue, venu à la rescousse, a connu un sort identique. Un armement a ensuite été saisi, composé aussi de battes de base-ball, de machette, de couteau...
A Evreux encore, un gendarme a été renversé par un véhicule et traîné sur une dizaine de mètres.
Dans le Nord (59), un cocktail molotov a été lancé sur le casque d'un pompier, lui occasionnant des brûlures à la face.
A Saint-Quentin (02), un policier de sécurité publique a été brûlé au deuxième degré au visage par l'explosion d'un cocktail Molotov alors qu'il tentait d'éteindre l'incendie d'un véhicule.
A La Courneuve (93), un C.R.S. a reçu une boule de pétanque sur la tête. Lancée pour tuer du haut d'un bâtiment, elle l'a atteint sur le côté droit. A quelques centimètres près, il ne se relevait pas.
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Et pour tout ceux qui ne se sont pas relevés, il ne faut surtout oublier leur courage et leur volonté. Une médaille sur une tombe, ce n'est pas grand chose, mais se souvenir, c'est la meilleure chose qu'il soit pour, faire perdurer leur courage...
Merci à tous les combattants du feu.
Merci de leur courage et de leur force.
Merci!
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Commentaire ajouté par "lapuce pompierblog pompiers18":
Laurine Durand, sapeur-pompier volontaire du centre de secours de Châtenois, près de Neufchâteau (Vosges), nommée caporal à titre posthume, est décédée jeudi 25 août 2005, blessée mortellement par l'écroulement d'un mur alors qu'elle intervenait sur un feu de hangar agricole à Sandaucourt. Deux autres pompiers avaient été légèrement blessés lors de l'intervention.
"C'est la première femme sapeur-pompier morte au feu (...) victime de son dévouement pour les autres", a déploré le ministre devant plus d'un millier de pompiers des Vosges, rassemblés avec la famille de la victime, pour une cérémonie d'hommages.
Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a salué le dévouement et le courage de Laurine Durand, 20 ans, première femme pompier morte au feu, lors de la cérémonie d'obsèques de la jeune pompier volontaire mardi 30 août 2005 à Châtenois (Vosges).
Accompagné de Christian Poncelet, président du Sénat et du Conseil général des Vosges, le ministre a souhaité qu'on tire les conséquences de l'accident pour modifier les formations des pompiers, alors que trois autres pompiers volontaires sont morts dans des conditions semblables dans la Nièvre en juillet 2005.
La jeune femme, sapeur-pompier volontaire depuis deux ans, a été décorée à titre posthume de la Médaille d'Or pour acte de courage et de dévouement, et de l'insigne de Chevalier dans l'Ordre de la Légion d'honneur.